mercredi 31 décembre 2014

Mon gros sapin dans ta cheminée USB (II)


Comme chaque année à la même époque, le blog musical "said the gramophone" publie (et livre à domicile en téléchargement gratuit) sa liste perso des 100 meilleurs titres de l'année. Scandale qui perdure cette année encore, il y a des morceaux instrumentaux qui se sont glissés dans la liste des "bests songs" of 2014.
Mais que fait la polisse ?

http://www.saidthegramophone.com/archives/best_songs_of_2014.php

épisode précédent :

http://jesuisunetombe.blogspot.fr/2013/12/mon-gros-sapin-dans-ta-cheminee-usb.html

et celui d'avant, qui nous rappelle à quel point c'était mieux avant (avant qu'on soit aigris, surtout) :

http://jesuisunetombe.blogspot.fr/2012/12/said-gramophone.html


lundi 29 décembre 2014

Present – Le Poison Qui Rend Fou (1985, Remastered 2014)


http://exystence.net/blog/2014/12/14/present-le-poison-qui-rend-fou-1985-remastered-2014/


Oh là là, encore un groupe de jazz-rock maudit dont j'ignorais l'existence !
...à l'écoute, je comprends mieux pourquoi le jazz-rock intello, prétentieux, froid et manifestement joué par les Fils-à-pénible, soit un peu tombé en désuétude.
Peu recommandable.
Sauf que ça fait du bien, des fois, d'écouter des mauvais disques : après, les bons ont l'air encore meilleurs.


dimanche 28 décembre 2014

Music you heard on Boardwalk Empire vol 3 (suite et fin de l'Empire)

A la demande d'un lecteur attentif pour qui ça semble devenu une question de vie ou de mort, voici le mythique CD 3...
C'est pas le premier désespéré que je sauve, c'est bon pour mon karma ça, coco...



Rappelons les précédentes livraisons :

http://jesuisunetombe.blogspot.fr/2014/11/boardwalk-empire-volume-1-music-from.html

http://jesuisunetombe.blogspot.fr/2014/11/boardwalk-empire-volume-2-music-from.html

http://jesuisunetombe.blogspot.fr/2014/12/music-you-heard-on-boardwalk-empire.html

Si vous m'envoyez un chèque de 69,99 € au bureau, vous recevrez la casquette, le T-Shirt dédicacé par Steve Buscemi, et la cassette VHS NTSC des 3 premiers épisodes de la saison 1.

samedi 27 décembre 2014

The Bug vs Earth - Boa/Cold (2014)

Au surlendemain du réveillon, il semble assez hygiénique de se mettre un petit Massive Attack sous Tranxene...
"It's after the end of the world, don't you know that yet..."
Du dub plombé et lovecraftien, idéal pour se remettre la bûche dans le bon sens.
Pour qui connait les carrières respectives de The Bug et de Earth, c'est vraiment le mariage de la carpe et du lapin, mais ils ont fait de beaux enfants...
Pour quiconque les ignore, c'est quand même la certitude de passer un chouette moment dans l'enfer des dépressifs & de l'ambient metal.


Le Studio du Bug
...putain, où j'ai rangé mes slips ?



http://ninjatune.net/release/the-bug-vs-earth/boa-cold

Edit : j'ai enlevé le lien vers le serveur russe, après passage des flics de la police.

jeudi 25 décembre 2014

Shane Koyczan - 'Heaven, or Whatever' (2014)

Reçu il y a quelques nuits de l'ami américain qui vit au Canada :

Dear Loved Ones;

Here is a link to the latest poem from Vancouverite Shane Koyzcan .
The first time I saw him - at the Vancouver Olympic Opening Ceremony we were all deeply touched.
We last had the pleasure of seeing him live last month at the closing night of David Suzuki's Blue Dot Tour which seeks to have Canada join a growing community of nations which have enshrined access to clean water, clean air and clean soil (clean food) in their nations charter.

It is some 7 minutes.
Please take the time to enjoy this local production - we've danced to at least one if these musicians -  perhaps with a loved one.

May you all be happy, healthy and peaceful.



Il tombe très bien, ce poème, c'est mon anniversaire aujourd'hui !

Tiens, du coup j'ai chialé en regardant celui-là.
Ca s'arrange pas, docteur.



http://www.shanekoyczan.com

mardi 23 décembre 2014

dimanche 21 décembre 2014

Jah Wobble - Bedroom Album (1983)

  • Producer, Engineer, Performer [All Instruments Except Electric Guitar], Written-by – Jah Wobble

Quand j'étais petit, Jah Wobble jouait de la basse sur les deux premiers albums de Public Image Limited, avant de s'en faire éjecter par John Lydon.
Ca m'avait tellement impressionné (son jeu de basse, pas le fait de se faire éjecter de PIL, quoique...) que j'avais acheté ce vinyle nébuleux, oriental, lointain, plein de mélopées expérimentales, qu'il a enregistré tout seul dans sa chambre.
Et je rêvais de faire pareil dans la mienne.
On sait ce qu'il est advenu du Wobble, et le pauvre Warsen a paumé toutes ses bandes de home studio dans la tempête.

samedi 20 décembre 2014

Sortie de l’euro : Bernard Maris vire sa cuti

J'aime bien Bernard Maris.
L'économiste en chef de Charlie-Hebdo que je n'entends plus beaucoup à France Inter, mais c'est parce que je ne dois plus être dans ma bagnole aux bonnes heures, a toujours eu un discours intelligible par moi sur la Théorie du Bordel Ambiant et les moeurs dégradées des banquiers qui nous enculent, abracadabra tu vois ma main tu sens mon doigt.
Son point de vue sur la sortie de l'euro est à ce titre décapant (comme on pouvait jadis décaper des pièces de 10 centimes oxydées en les trempant dans du coca... là il les trempe plutôt dans la bière allemande...)

http://www.les-crises.fr/bernard-maris/

jeudi 18 décembre 2014

Steve Roach – The Delicate Forever (2014)

En bricolant dans sa salle de bains à partir d'une boucle de guitare, d'un robinet qui fuit et de trois tonnes de réverbération, le jeune Steve rejoint le club très fermé des thuriféraires du Thursday Afternoon de Brian Eno et Harold Budd.
Pas mal du tout.

http://newalbumreleases.net/67141/steve-roach-the-delicate-forever-2014/

Soyez sages & don't do anything that I wouldn't, je m'absente quelques jours, le distributeur de croquettes va passer en mode automatique, habilement travesti en moi.
Il est assez aisé de simuler sa présence dans un lieu virtuel, surtout si l'on n'y est pas.

mercredi 17 décembre 2014

[Repost] Steve Roach - Live Transmission (2013)


Hé oui, c'est déjà le premier anniversaire de mon dernier Steve Roach que j'ai acheté avec mes sous.
L'an dernier à la même heure, j'écrivais ceci :

"Le seul artiste dont les prestations live sont parfois plus soporifiques que les albums studio.
Il a mis tellement de temps à me parvenir de l'Arizona que j'ai cru que ma femme l'avait réceptionné et jeté dans mon dos (y z'aiment pas trop la musique new age chez moi, pas plus que Gesaffelstein, d'ailleurs)
Et puis finalement non. 
Il est arrivé ce matin, pendant que je cassais des huitres pour les poules devant la maison.
Que dire ?
C'est de l'ambient."

Qu'ajouter aujourd'hui, à l'heure des bilans de faim damnée ?
On accuse souvent le père Roach d'être assez froid.
Pour une fois, j'ai trouvé ce disque assez chaud.




mardi 16 décembre 2014

Sigur Rós - Svefn-g-englar (2001)

Un EP 4 titres live de Sigur Rós, sorte de Pink Floyd islandais, à la bonne période, celle d'Ágætis byrjun.
Les bonnes résolutions d'avant Noël : dès demain, j'essaye de faire une phrase sans le mot Pink Floyd dedans, mais il faut que je m'entraine.


https://www.mediafire.com/?74nkz4bynpi36lm

lundi 15 décembre 2014

Peter Kruder remixe Pink Floyd


From Peter Kruder's SoundCloud page: 
"A live DJ mix of all the tripped out Pink Floyd bits that i love. I did this for the FM4 Liquid Radio Show sometime in the 90ties and just recently found the DAT of this. Download and Enjoy..."

Quand y'en a plus, y'en a encore, mais quand c'est trop, c'est Tropico.

Bon, pépère, t'arrêtes de nous faire 'iech avec ton Pink Floyd et tu passes une vitesse ?

samedi 13 décembre 2014

High Maintenance

Vimeo est depuis quelques années la plateforme de diffusion de vidéos en ligne la plus performante et la plus innovante.
On peut se rendre compte de la qualité des vidéos qui y sont quotidiennement postées en consultant les Staff Picks = la sélection de l'équipe.
Aujourd'hui, ils se lancent dans la production de webséries, et font moult autopromotion autour de "High Maintenance", qui conte les tribulations d'un petit vendeur d'herbe et de sa tribu new-yorkaise, qu'on peut même visualiser avec des sous-titres si on n'entrave qu'à moitié le nouillorquais mâchouillé.
Certes, je ne fume plus d'herbe, et New-York m'attire moins que les immensités herbeuses du Wyoming, mais ça ne me fait vraiment pas rire.
Si c'est ça la modernité, ça y est, je suis un vieux con.
Et presque fier de l'être (et du néant, ma vraie patrie à laquelle je retournerai un jour prochain)

vendredi 12 décembre 2014

Donis - Švilpiai (2002-2007)

Je m'aperçois que je n'ai jamais posté cet album de Donis, hypnotique, envoûtant, mystérieux, en un mot splendide, et dont l'écoute jamais ne me lasse.
Je donnerais tout Steve Roach, tiens.
Dommage que personne ne soit intéressé.
Redécouvrir ce disque, c'est comme rencontrer par hasard une femme qu'on a beaucoup aimée il y a longtemps, et s'apercevoir qu'elle n'a pas pris une ride, et que les doux sentiments qui nous unissaient sont restés intacts, indépendamment de la personne qui les avait suscités.
Je ne comprends pas pourquoi je me retrouve avec deux versions de l'album : celui que j'ai acheté en Lithuanie en 2007, qui n'a qu'une piste qui mesure 54:26, et celui que j'ai téléchargé, découpé en 7 morceaux, manifestement issu d'autres prises.
Apparemment, Donis c'est même pas son vrai nom : il s'appellerait Donatas Bielkauskas.
Donis is Lithuanian ambient, neofolk and experimental music project created by multi-instrumentalist from Klaipėda Donatas Bielkauskas. 
He was also member of electronic music projects Wejdas, Notanga, Ha Lela, Eirimė. 
Mais qu'est-ce qu'on s'en fiche, quand la musique est bonne ?
il existe apparemment aussi de source sûre dans les milieux autorisés 4 versions de l'album.
C'est à y perdre son lithuanien...
Aahh, ça y est, j'ai pigé : la version physique que je possède, et qui me possède aussi, c'est la version 2, et celle découpée en 7 fragments, c'est la version 1 de discogs.
Recorded in Klaipėda, Lithuania 2002 - 2007. 
The music was performed with authentic clay whistles made by Lithuanian sculptor Antanas Mončys. 
La sonorité tirée de ces étranges pipeaux d'argile ne cesse de me ravir, et en même temps, comment on ferait sans internet ?
Dieu me préserve d'avoir à faire un jour prochain un choix déchirant entre pipeaux d'argile et internet.
Que de fascinantes mélopées, quand même.
Bon, j'ai mis les 2, comme ça vous pourrez comparer.

 
la pochette originale du disque
que j'ai acheté avec mon argent 
et apprécié avec mes oreilles


Donis après sa visite du site de Roswell :
la version 2 de l'album éponyme.



jeudi 11 décembre 2014

Pirate Bay momentanément fermé suite à une action de la Gendarmerie

Pirate Bay est de retour !
Par où t'es rentré ? On t'avait pas vu sortir !
Comment ça, vous ignoriez qu'il avait disparu ???
Vous savez pas que le gouvernement travaille ?

http://www.gizmodo.fr/2014/12/10/the-pirate-bay-de-nouveau-disponible.html

http://www.numerama.com/magazine/tag/the-pirate-bay

https://torrentfreak.com/the-pirate-bay-runs-on-21-raid-proof-virtual-machines-140921/

Ca, c'était tou ze happy fiou.
To the unhappy too many :
thepiratebay.cr

mercredi 10 décembre 2014

Ubik ‎– Surf (1983)

Un lecteur me fait re-découvrir Ubik, assez proche dans l'esprit des Sax Pustuls - même période, même brassage inclassable des genres. 
Mention spéciale au chanteur, entre Marquis de Sade et Angel/Maimone (tiens, faudra que je pense à ripper mon vynile de Faux-semblants.)
Qu'il en soit remercié.


mp3 à 320 kbps (sous contrôle d'huissier)


mardi 9 décembre 2014

Gov’t Mule – Dark Side of the Mule [Deluxe Edition] (2014)

Un groupe sous influence rock sudiste qui reprend les Pink Floyd, en faisant au passage des jeux de mots pires que les miens ?
Ah bon ?
Mouais, et qu'est-ce que ça vaut ?
Sur le premier album de ce triple opus en public, j'ai l'impression d'assister à la reformation de ZZ Top et de les trouver aussi en forme qu'en 1977, à l'époque de la Face B de Fandango. Etonnamment, quand on attaque les albums 2 et 3, consacrés à la réinterprétation du Grand Oeuvre floydien, y'a de l'inventivité et de la vigueur dans l'air, comme une nouvelle jeunesse insufflée aux tunnels guitaristiques du David Gilmour d'avant-hier.
En plus, c'est que du live, madame.
Pas moyen de tricher.
C'est un peu le disque idéal d'inédits et d'introuvables de Pink Floyd, c'est en tout cas la preuve qu'il y a des héritages qui se transmettent avec intelligence, quoique j'ignore ce qu'en pense le notaire qui a signé l'acte.


http://exystence.net/blog/2014/12/06/govt-mule-dark-side-of-the-mule-deluxe-edition-2014/

lundi 8 décembre 2014

Bonnes nouvelles posthumes


1/ Extrait de : « Toute une Vie Bien Ratée »  Pierre Autin-Grenier, iBooks.

Poème du cancer des bronches

" C’est un peu comme un 110 mètres haies qui se disputerait d’une manière acharnée et sans concession aucune entre le cancer des bronches et moi. Le matin je commence à toussailler et un peu l’après-midi aussi ; mais quand même, je saute encore tous les obstacles pour le moment, je grille tous les feux rouges et fonce sans souci à travers les plaines stériles de l’ennui telle une vieille loco, crachant fumée et flammes, lancée à la conquête du Far West cependant que les Indiens de la tribu Nicotine arrosent le convoi de flèches empoisonnées et, narguant les wagons de queue, déjà entament la danse du scalp ! Mais j’ai bon espoir, je vous le dis, d’arriver au-delà du Mississippi avant que ces fils de sauvages n’aient eu le temps de me jeter un sort et me réduire à leur merci.
Avec toutes les allumettes que j’ai grattées pour embraser des bouts de mégots ou inaugurer une cigarette fraîche roulée, je crois que des bergers cévenols ou bien de jeunes vachers lozériens un peu habiles de leurs dix doigts pourraient sans peine, l’hiver à la veillée, confectionner des centaines de tours Eiffel modèles réduits[…] »


2/ article de cyber-journal, imprimé sur bois d'arbre et déprimé sur écran Rétina :
(...) L’auteur de "Toute une vie bien ratée" (Gallimard, 1997) a tiré sa révérence en avril 2014, vaincu par la cigarette non sans avoir préalablement causé lui-même bien des pertes dans les rangs de celle-ci. Ayant toujours préféré la forme brève de la nouvelle à l’interminable roman, il ne laisse pas sur sa table un épais manuscrit en vrac avec tous ses destins et ses énigmes en suspens, non, il aura même eu le temps de soigner les neuf textes du recueil qui paraît aujourd’hui, Analyser la situation. Et comme Pierre Autin-Grenier était un malin, il le dédie en partie « à [son] cancer du poumon ». Fine stratégie, car le meilleur moyen d’humilier son ennemi, de se venger de lui, consiste à lui faire des grâces. (...)

3/ Commentaires de blogueur :
Purée, pourquoi je tombe sur des articles comme ça dès le matin en allumant ma première clope ?
Pour ma part, je crois que la meilleure façon d'humilier son ennemi, dans le cas présent c'est de ne pas mourir au combat.
Et évidemment, c'est cette pauvre andouille auto-fictionnelle d'Eric Chevillard qui signe l'article.

http://www.lemonde.fr/livres/article/2014/11/20/bonnes-nouvelles-posthumes_4526205_3260.html

Quoi de mieux pour lutter contre la complaisance que de trouver son maitre en la matière ?
J'ai lu quelques nouvelles de Pierre Autin-Grenier, mais j'ai rapidement déchanté.
Un petit côté Brautigan franchouillard pas désagréable, encore que Brautigan s'est beaucoup complu dans la facilité, et pas grand chose de Pessoa.
Bref, je ne suis pas convaincu, et je pense à cette maxime de Pierre Dac : celui qui parti de rien, n'est arrivé nulle part, n'a de merci à dire à personne.
A moins que son karma fut de rater sa vie, et que ce faisant il la réussit, pour repartir du bon pied dans celle d'après ? A ce moment là on est plutôt du côté d' Henri Michaux : "Sois tranquille, il reste du limpide en toi. En une vie tu n'as pu tout salir."

samedi 6 décembre 2014

Nightlife : révélations tardives



Les premiers albums d'Amon Tobin étaient terriblement novateurs, dans le genre cyber-bricolage musical à base de greffes biotechnologique sur d'infortunés jazzmen des années 50 condamnés à des travaux d'intérêt généreux au sein d'un laboratoire d'expérimentation animale.
J'ai longtemps suspecté que sur l'album "Permutation", le jeune prodige brésilien avait emprunté le thème principal de son morceau "Nightlife" à quelque vendeur de casse-noisettes à la sauvette.
J'ai mis 15 ans à me donner les moyens d'apporter la réponse à la question, et à faire aboutir ce projet  de recherche afin de pouvoir permettre que ce projet de recherche aboutisse.
Aujourd'hui la preuve est faite, la vérité éclate à la face des puissants de ce monde, même chez Mediapart y z'ont pas tous les jours des scoops comme ça, et personne ne ricane plus de mes hypothèses de travail.



vendredi 5 décembre 2014

Amit Chaudhuri - This Is Not Fusion (2009)

http://babel-label.bandcamp.com/album/this-is-not-fusion

Ben si ç'est pas de la fusion, moi je suis un maitre auto-proclamé de l'advaita vedanta.
Il y a des tablas, des ragas, des guitares fuzz, du rock, du jazz, à boire et à manger.
Ah, c'est plus facile de provoquer la rencontre entre Orient et Occident entre musiciens qu'au sommet du G20.
Plaisant et très musical.

jeudi 4 décembre 2014

Les nouveautés Vertigo

Elles sont là :
http://www.bookgn.com/v-e-r-t-i-g-o/
Mais honnêtement, à part Federal Bureau of Physics, pas grand chose n'a retenu mon attention.
Faut attendre le prochain âge d'or des comics, et je ne sais pas à quelle heure il passera.
En attendant de savoir si Marvel est de gauche et DC de droite, comme je le lis ici.

mercredi 3 décembre 2014

Downparadise fermé suite à une action de la Gendarmerie



http://www.numerama.com/magazine/31401-downparadise-ferme-suite-a-une-action-de-la-gendarmerie.html

Ils sont forts, les gendarmes.
Et même pas une grenade offensive de jetée !
On savourera les commentaires de l'article, hors normes.
Y'avait une belle bande d'acharnés, sur down-paradise, mais les pop-ups publicitaires étaient vraiment pourris du cul, et je baise mes maux. (je suis un peu enrhumé)
Et puis "down paradise", le "paradis du bas", chez moi on appelle ça l'enfer, quoi.
Il n'est pas bon de fréquenter de trop près les damnés du download, que les pauvres asservis de la Machine dans Matrix, à côté c'est de la rigolade.
 Il me semble avoir longuement analysé tout cela dans une série d’articles rageurs et ravagés sobrement intitulée « Démons » et mémorablement oubliée, mais j’étais un peu squatté à l’époque par des entités d’outre-espace, ce qui n’est pas un gage de lisibilité.

Et puis en tant qu’utilisateur enthousiaste des trackers P2P privés, je ne peux que mépriser cordialement les adeptes du download pur, ces gars-là ne sont pas vraiment comme nous, on n’a pas gardé les Terabits ensemble.

Edit :
Des nouvelles actualisées de ce combat de titans entre pirates et forces de l'ordre ici.

mardi 2 décembre 2014

Steven Wilson remixe King Crimson (II)



King Crimson - Islands (1971), pour ceux qui connaissent déjà, inutile de faire les présentations, et pour les autres c'est un peu tard : si on n'a pas écouté ça dans sa jeunesse, difficile de s'y mettre maintenant.
J'avais entendu dire que Steven Wilson était repassé sur le mix, sous la haute autorité de Robert Fripp (dit  Roger Rabbin)
L'album original - remixé sans être remisé, alors qu'on trouve l'intégrale des Soprano pour 90€ en Blu-Ray, quand on aime on compte un peu quand même - présente peu de surprises, mais il y a une poignée de prises alternatives, intéressante pour le crimsonien maladif, qui conviendront aussi au bien portant.
Il y a même un inédit, instrumental, précurseur de "Lament", sur l'album suivant, Starless and Bible Black.
Bref, c'est dingue.




lundi 1 décembre 2014

Le nouveau Thiéfaine !

Un nouveau Thiéfaine !
Qu'est-ce qu'il vaut ?
On s'en fout, c'est Le Nouveau Thiéfaine !
On peut l'écouter les yeux bandés, et savourer chacun de ses albums comme si c'était le dernier !
On me parle souvent de « Tout corps vivant » (son premier album, à Hubert-Félisque, pavé d’une radicale altérité dans la mare de la chanson française de l’époque) mais celui qui récolte mes faveurs en tous temps c’est le second, « Autorisation de délirer », et dans une moindre mesure « Dernières balises avant mutation » quelques années plus tard. Variété des thèmes, originalité du traitement, et incommensurables réjouissances neuronales à l’époque.
Après, il s’est un peu enschnoufé la truffe, et s’est mis à s'autoparodier sans le vouloir, bien qu’il soit un peu revenu à la barre ces dernières années, après avoir survécu à ses pulsions d’autodestruction.
Et pourquoi son capital-sympathie est-il intact, alors que celui qu’on avait pour Lavilliers s’est effondré pire que la Bourse en 2008 ? En fait, Lavilliers, ça va mieux aussi, merci, depuis quelques albums, la résilience c’est la bonne ambiance. C’est Manset qui apparait enfin comme un vieux con prétentieux même à ses plus ardent fans.
C’était la rubrique « on s’en fout, les disques ne faisaient que 45 minutes et les journées n’avaient que 24 heures, et ça ne s’est guère arrangé depuis. » 

http://laspikedelycmusic.bloguez.com/laspikedelycmusic/6028011/Hubert-Felix_Thiefaine_-_Strategie_de_l_inespoir_2014320#.VHsURItODvU

samedi 29 novembre 2014

Moebius - Inside Moebius Intégrale (2000- 2010)

Le testament de Moebius, faute de mieux, pourrait se résumer ainsi : "Brûlez tout !"
C'est en effet à une forme de suicide artistique délectable ou navrante (selon le point de vue du lecteur) qu'il se livre à travers les 700 pages de cet Inside Moebius. 
J'ai adoré le Moebius des années 70 : Le bandard fou, La déviation, Arzach, le garage hermétique...
Période qui culmine tout en déclinant avec L'incal de John Difool, (du fait que Jodorowski scénariste tire déjà un peu à la ligne) mais c'est quand même extraordinaire ce que Giraud/Moebius a pu apporter au médium BD...
Après, il semble qu'il se soit lassé.
Moi aussi.
Dans ce journal intime dessiné au style très relâché, au lettrage j'm'enfoutiste, il nous donne à voir le processus créatif à l'oeuvre, ou plutôt en panne :
après avoir renoncé à fumer de l'herbe, Moebius-le-Vieux se retrouve à sec d'inspiration, et sommé de rendre des comptes à son propre avatar Moebius-le-Jeune, puis le désert-B, cet espace intérieur dans lequel il cultive des cailloux, est envahi par tous les personnages qui ont jalonné son oeuvre, et qui sont en pétard (sic) après lui, ils sont tous là, à se disputer les faveurs de l'auteur et du lecteur, dans l'attente de la manne céleste : le scénario qui va donner un sens à leur vie...
Mais ça coince.
Quand t'es dans le désert B depuis trop longtemps, tu t'demandes à quoi ça sert, que les non-dupes errent pendant trop longtemps. Les non-dupes errent, c'est une vieille blague de Lacan, qui faisait passer ses gros mensonges avec des petites vérités, là c'est un peu pareil, le temps s'étire et l'espace s'étiole, on pense à "En attendant Godot" (en attendant Jodo ?), il y a du Crumb dans l'auto-dérision moebiusienne, un sens de l'absurde qui emprunte aussi à "Dans la peau de John Malkovitch", quelques reflets de la splendeur passée, le lettrage redevient lisible à partir du tome 4, mais la vanité de se refuser toute fuite fictionnelle pèse comme un couvercle sur l'entreprise de destruction systématique du mythe.
Poiler : et à la fin, il meurt dans une débauche onirique qui m'a fait penser à la séquence finale de 2001.
Pour amateurs avertis qui ne boudent pas devant l'autoscopie autophage.  

http://uptobox.com/sndtasr0jdxh




jeudi 27 novembre 2014

L'attrait vaut mieux que la Réclame


La vitrine de l'entreprise


Revu de l'intérieur, 
et restituant la Vérité Vraie
du sens caché du slogan


Un produit vendu ailleurs,
qui lui n'a guère besoin de publicité.

mercredi 26 novembre 2014

Martux_M Crew, Fabrizio Bosso, Francesco Bearzatti & Eivind Aarset - Imagine (2013)


Excellente surprise.
De toute façon, dès qu'Eivind Aarset participe à un projet, c'est un gage de qualité musicale.
Là où Bill Frisell avait commis un opus assez ennuyeux en reprenant Jaune Les nonnes l'an dernier, Martux_M et son Crew produisent un disque moderne et profondément respectueux.

http://www.israbox.com/1146468909-martux_m-crew-fabrizio-bosso-francesco-bearzatti-eivind-aarset-imagine-2013.html

mardi 25 novembre 2014

Eivind Aarset - Sign of Seven (2010)


 Sign of Seven en studio

Ca fait au moins deux ans que Eivind Aarset n'a pas sorti de nouvel album, et c'est un scandale.
Sur son site, je suis tombé sur la version live de ce morceau terrifiant, d'ailleurs enregistrée en Syrie, chichement filmée au téléphone arabe portable, mais quand même : c'est pas tous les ans qu'on voit une inventivité de ce niveau chez les guitaristes suédois, surtout depuis que Robert Fripp n'est plus que l'ombre de lui-même.



 Sign of Seven en Syrie
(y z'en avaient pas assez avec l'EIIL)


dimanche 23 novembre 2014

The Flaming Lips - Dark Side of the Moon

Un groupe psychédélique contemporain fait une relecture un peu anecdotique du Dark Side des Pink Floyd.

A l'écoute, ça présente peu d'intérêt, sauf quand on est branché crime de lèse-majesté, voire meurtre rituel du père avec un torchon de cuisine... même si j'apporte ci-dessous la preuve visuelle que le petit bassiste est peut-être la prochaine réincarnation du Dalaï-Lama. Si c'était avéré, le disque serait sans doute meilleur.





Il y a eu à travers les âges de bien meilleurs covers de cet album inspiré.

samedi 22 novembre 2014

Tuxedomoon - 59 to 1 Remix (1980 B-Side)


Parce que quand on aime, on a toujours 20 ans, et qu'à l'époque, j'ai aimé Tuxedomoon bien plus que mes parents. C'est un peu ballot, d'ailleurs, parce que la différence entre mes parents et Tuxedomoon, c'est que mes parents ils ont fait ce qu'ils ont pu, alors que Tuxedo ils ont fait ce qu'ils ont voulu...
Bref...
Le nombre de clips d'art vidéo que j'ai tournés/montés sur les morceaux de Tuxedo...
Ca a changé ma vie.
Sans compter le fait qu'ils m'ont invité au restau, et que c'était des gens aussi joyeux que leur musique était triste. Moi qui vous cause, j'ai vu Blaine Reininger se mettre une langoustine dans le nez pour faire rire ses collègues...
Ah oui, et ils viennent de sortir un nouvel album à ma gloire : Pink Narcissus.
Dommage qu'il soit un peu mou du genou, il n'a manifestement pas été dicté par cette urgence qu'on a quand on est jeune et qu'on retrouve quand on est vieux.



Tuxedomoon is an experimental, post-punk, new wave band from San Francisco, California, United States. The band formed in the late 1970s at the beginning of the punk rock movement. Pulling influence from punk and electronic music, the group, originally consisting of Steve Brown and Blaine L. Reininger, used electronic violins, guitars, screaming vocals and synthesizers to develop a unique "cabaret no-wave" sound. Bassist Peter Principle joined the band and in 1979 they released the single "No Tears", which remains a post-punk cult classic. That year they signed to Ralph Records and released their first album, Half-Mute. Eventually Tuxedomoon relocated to Europe. The band separated in the early 1990s, only to reunite later that decade. They have remained together since, releasing their latest album, Pink Narcissus, in 2014.



Pour Val, qui m'a rappelé avant-hier que j'avais mieux évoqué Tuxedo ici, du temps où j'avais des mots dans mon sac à mots.

vendredi 21 novembre 2014

La nouvelle encyclopédie de Masse (2014)

Avant, je me prenais pour un artiste maudit, mais un jour j'ai accepté le fait que je n'étais que maudit, et encore, que par ma femme.
Alors que Francis Masse est un putain de génie.
Et c'est d'un air jaloux que ses thuriféraires se flattaient jusqu'ici de pouvoir se compter sur les doigts de la main d'un lépreux en phase terminale.
Un tombereau d'histoires courtes parues dans les revues qui virent naitre la BD adulte dans les années 70 : Le Actuel underground première formule, puis l'Echo des Savanes de Mandryka, les glorieux débuts de Metal Hurlant, Fluide Glacial.
A qui faisait l'effort lucide et conscient d'affronter un dessin hachuré jusqu'à provoquer des acouphènes visuels et des textes hérissés d'empattements barbelés peu amicaux, entassés dans des phylactères toujours deux tailles en dessous du minimum syndical de la lisibilité, (un peu comme cette phrase dont on se demande dans quel mur elle va finir), un univers absurde et cruel (mais d'une implacable logique) déployait ses fastes et sa sombre ironie.
Succès d'estime, une poignée d'albums aujourd'hui introuvables, malgré un passage tardif à la couleur et un lettrage plus sobre, les massophiles restent clairsemés, et Francis jette le gant à la fin des années 80.
Glénat réédite aujourd'hui l'encyclopédie de Masse, enrichie et aggravée d'inédits.
Je ne sais pas ce que ça peut donner, je ne suis pas fan du Masse nouvelle manière, mais mon édition originale de 1981 tombe en poussière, et celle-ci est publiée dans un format qui permet un déchiffrage plus aisé des planches hyper-chargées de ce démiurge franc-tireur scandaleusement méconnu de la narration figurative.



Francis Masse version 1.0 (circa 1973)


Francis Masse version 2.0 (circa 1979)


Francis Masse version 3.0 (circa 1982) :
l'obsédé textuel


La nouvelle encyclopédie (2014)


Ma vieille encyclo toute usée, 
que je revendrai à mes enfants sur mon lit de mort.


Un bon article pour aller plus loin.
Et un autre pour manger avec.

jeudi 20 novembre 2014

Steve Roach & Jorge Reyes - The Ancestor Circle (2014)



http://steveroach.com/Music/discography.php?albumID=523

Dans les limbes, mais en bonne compagnie.
Bande son idéale du post d'hier.
En plus, pour le quatrième anniversaire de la mort de maman, ça tombe pile poil.
Bon anniversaire, maman, où que tu sois.


mercredi 19 novembre 2014

L’Europe avance, vers le mal…

Extraits de l’excellentissime débat Emmanuel Todd / Henri Gaino chez Atlantico (version intégrale sur le site), survenu le 10 octobre.

Emmanuel Todd : Ce qui est caractéristique de l’Europe c’est de ne plus être dans la réalité du monde, de plus avoir de vision globale du monde, comme il en existe aux Etats-Unis, en Russie, en Chine ou au Japon. Cela dit,  l’Allemagne  développe  une vision et si elle reste longtemps le centre de l’Europe, alors l’Europe finira par acquérir une vision allemande du monde.

Ce que montre l’Histoire c’est qu’en général les politiques sont en retard sur les crises économiques.  On en arrive en général à une crise politique avant d’avoir résolu la question économique. Et ce que montre l’histoire des crises politiques, c’est que les tempéraments politiques nationaux sont très différents. En vérité, l’entrée en crise maximise la diversité  culturelle et les antagonismes. En 1929, les deux pays les plus avancés dans la crise sont l’Allemagne et les Etats Unis. Pour produire Roosevelt d’un côté et Hitler de l’autre. En France cela donne le Front Populaire. Ce sont des réactions fort diverses. Je sens monter une tension générale s’incarnant  en Europe dans une divergence des comportements politiques. En France, on est pris dans une farandole totalement démente associant une droite classique pulvérisée, un PS qui est devenu un vrai parti de droite, aile gauche comprise,  et un Front National prônant simultanément la solidarité nationale et la division de la nation entre Français anciens et récents. En Allemagne, ils ont comme en Suisse l’union de la gauche et de la droite, effet d’une organisation verticale de la société. Lorsqu’on dit que l’Europe est désormais le continent de “la” démocratie, (après avoir inventé le fascisme, le communisme et le nazisme soit dit en passant), on fait comme s’il n’y avait chez les 27 qu’un seul système politique. C’est faux. D’ailleurs, si les gens de l’UMP ou du PS étaient sérieux dans leur idée de faire comme l’Allemagne, ils gouverneraient ensemble.

La crise approche, la pensée unique évolue. La pensée unique des années 90  (pour moi pensée «zéro »), c’était l’infinie beauté du libre-échange, de l’euro, de la démocratie,  l’amitié entre les peuples, un pacifisme de principe. Sur ce dernier point nous pouvons identifier une mutation récente, effet de l’anxiété d’élites, politiques ou journalistiques impuissantes devant le détraquage du monde. Ce que l’on sent venir,  ici c’est un besoin de boucs-émissaires et une préférence pour la guerre: avec Bachar El-Assad, avec Poutine. La pensée zéro n’est plus pacifiste. L’Europe avance, vers le mal.On dénonce depuis un quart de siècle la xénophobie des couches populaires, mais vraiment, m’acharnant à essayer de comprendre la russophobie des élites, je suis arrivé à la conclusion que la russophobie, c’est tout simplement la xénophobie des élites. 


Pas de doute, Emmanuel Todd est toujours aussi passionnant.

Et en super-bonus :



« Quand vous prophétisez un conflit entre la nation américaine et le nouvel empire allemand, vous êtes sûr de vous ?

-Évidemment non. J’élargis le champ de la prospective. Je décris un futur possible parmi d’autres futurs possibles. Un autre serait une solidification du groupe Russie-Chine-Inde en un bloc continental s’opposant au bloc occidental euro-américain. Mais ce bloc eurasiatique ne pourrait fonctionner qu’avec l’addition du Japon, seul capable de le mettre au niveau technologique occidental. Mais que va faire le Japon ? Pour le moment, il est plus loyal envers les États-Unis que l’Allemagne. Mais il pourrait se lasser des vieux conflits occidentaux. Le choc actuel paralyse son rapprochement avec la Russie, complètement logique pour lui du point de vue énergétique et militaire, élément important du nouveau cours politique imprimé par le Premier ministre japonais Abe. C’est un autre risque pour les États-Unis, dérivant du nouveau cours agressif allemand.
Plusieurs futurs sont ainsi possibles mais pas une infinité ; 4 ou 5 peut-être…
Je me suis remis à lire de la science-fiction pour me décrasser le cerveau et m’ouvrir l’esprit. Je recommande vivement un exercice du même type aux gens qui nous dirigent, qui, sans savoir où ils vont, marchent d’un pas décidé. »

Parce qu'il n'y a pas que Twin Peaks et les musiques bizarres dans la vie...

mardi 18 novembre 2014

Arash Akbari - Cracked Echoes (2014)

Pendant ce temps, à Téhéran...
un cyberpote m'a fait écouter ça :
https://softrecords.bandcamp.com/album/cracked-echoes

C'est très bien.
Même s’il y a dans le petit monde de l’ambient music des mystères que je ne m’explique pas. 
D’abord, pourquoi en écouter ? 
Les maitres auto-proclamés du genre procèdent par empilements de strates sonores souvent dénuées d’architecture mélodique, qui semblent uniquement destinées aux géologues amateurs armés de leurs petits marteaux si mignons, et dont l’écoute attentive provoque toute une série d’inconvénients majeurs : d’abord la déception liée à l’absence de grain à moudre (il n’y a littéralement pas grand chose à voir et encore moins à entendre) bientôt suivie d’un sentiment de torpeur mélancolique non localisé, cédant alors la place à un ennui profond, puis des saignements du nez et des oreilles, voire des épanchements de synovie du genou gauche, et finalement l’apparition de crampes menstruelles d’autant plus inquiétantes si l’on est un mâle… de l’aveu même des thuriféraires du genre, c’est plus une musique à entendre un peu au dessous du seuil de la conscience qu’à écouter. Les éditeurs phonographiques peu scrupuleux et âpres au gain n’hésitent pas à insister sur les vertus lénifiantes, voire curatives de leurs galettes, dans une optique de développement personnel axé sur le filtrage des émotions et leur décantation dans le creuset de l’écoute en boucle à faible volume. Rions.
Pire encore : à l’instar de la pornographie, l’ambient music semble décrire un pays merveilleux auquel on n’arrive jamais, et dont les paysages sonores sculptés dans la chair de l’auditeur consentant retournent aux limbes à peine le disque fini, nous laissant Gros-jean comme devant.
Voilà pour les mauvaises raisons (je les cumule toutes) d’écouter de l’ambient en général, et ce disque en particulier.
D’autant plus qu’on sait peu de choses à ce jour sur son auteur : 
Arash Akbari est né en 1987, il vit à Téhéran, et utilise la palette traditionnelle de synthétiseurs polyphoniques, de sons acoustiques, de guitares électriques trafiquées par des desperate moudjahidines pour nous délivrer  « Cracked Echoes » (2014) qui est à ce jour son premier opus paru sur l’obscur label nantais Soft Records.
Y entend-on les mélopées orientales lancinantes que nous chantait notre nounou métèque pour nous endormir le soir quand nos parents étaient restés jouer à Doom II au bureau ? 
Non.
Que nous dit ce Perse énigmatique de l’utilisation de drones dans la musique ambiente et le ciel iranien d’aujourd’hui ? 
Rien.
Peut-on passer ce disque à l’inauguration d’un congrès d’ex-emmurés vivants nostalgiques de la réclusion en éclusant de grands godets de ciment frais ? 
Peut-être.

En tout cas, ça m’a bien plu.
Ca m'a coûté le prix d'un paquet de Winston 25, et l'effet produit est bien meilleur.

lundi 17 novembre 2014

Remèdes & miracles



http://28minutes.arte.tv/blog/emission/le-bacoflene-remede-miracle-laddiction-alcoolique-ps-ump-discredites-qui-peut-stopper-marine-le-pen/
Quand je pense que je me suis fait chier à devenir abstinent alors que j'aurais peut-être pu conserver une consommation modérée si ma tante avait eu des roulettes et si j'avais connu le Baclofène, je me demande ce qui me retient de passer à la pharmacie avant d'aller boire un petit coup à la maison...
Je déconne : voilà au moins un problème de réglé.
Vivement qu'ils découvrent une molécule efficace contre l'addiction à la connerie, le sort de l'humanité en dépend.

dimanche 16 novembre 2014

Boardwalk Empire Volume 1 : Music From The HBO Original Series (2012)

The Sheik Of Araby by Leon Redbone on Grooveshark

Compilation de standards des années 30 réenregistrés avec des moyens modernes tout aussi épatante que le volume 2 publié la semaine dernière dans ces colonnes.
Et il y a encore un Leon Redbone inédit dedans.
Quand je serai vieux, je regarderai Boardwalk Empire, pour l'instant je n'ai vu que le pilote, réalisé par Scorsese, c'est très bien fait, mais je n'éprouve pas encore, spirituellement parlant, le besoin de me confronter à la Mafia de la côte Est dans les années 30, surtout après m'être délecté pendant 6 ans des turpitudes de ce pauvre prédateur dépressif de Tony Soprano, et je me demande bien ce que je fous dans Twin Peaks, bien que je sois maintenant près de la fin, dans mon souvenir elle justifie les moyens, mais il doit me rester 8 épisodes sur la trentaine que compte la série, et il y a comme un ventre mou dans la saison 2 qui s'est installé depuis une bonne dizaine d'heures, par contre comme somnifère c'est assez radical, presque aussi réussi que Steve Roach contre le Zopiclone®.

Alors que trouve-t-on dans la bande son de Boardwalk Empire ? mmmh ?

"Livery Stable Blues", performed by Vince Giordano and the Nighthawks
"The Dumber They Come the Better I Like 'Em", performed by Stephen DeRosa
"My Man", performed by Regina Spektor
"Darktown Strutters' Ball", performed by Vince Giordano and the Nighthawks
"Crazy Blues", performed by Catherine Russell
"Mournin' Blues", performed by Vince Giordano and the Nighthawks
"Some of These Days", performed by Kathy Brier
"Margie", performed by Vince Giordano and the Nighthawks
"Carrickfergus", performed by Loudon Wainwright III
"Wild Romantic Blues", performed by Nellie McKay
"After You Get What You Want (You Don't Want It)", performed by Kathy Brier
"The Sheik of Araby", performed by Leon Redbone
"Japanese Sandman", performed by Vince Giordano and the Nighthawks
"Don't Put a Tax On the Beautiful Girls", performed by Kathy Brier
"All by Myself", performed by Martha Wainwright
"Life's a Funny Proposition After All", performed by Stephen DeRosa


https://www.mediafire.com/?0y0xazx0wq4ddm2